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vendredi 9 janvier 2015
The Monuments Men (Bill Murray, de George Clooney, 2014)
Film de guerre privilégiant la petite histoire et les humains aux explosions et autres combats. La réalisation est bonne, les acteurs sont excellents, et la photographie est plaisante. La seule petite fausse note concerne l'actrice qui joue une Française : jamais elle n'aurait dû parler en français, et George Clooney aurait dû exiger un doublage pour ses rares répliques dans la langue de Molière.
Film de guerre donc, avec des images typées Le Jour le plus long, mais avec un traitement plus humain des personnages (qui sont tout). Le résultat est un très bon film horriblement triste. À conseiller à tous les comités d'entreprises de sociétés qui veulent éviter les coûteux plans de licenciement.
Revoir : non.
mercredi 25 décembre 2013
King Kong (Fay Wray, de Meriam C Cooper et Ernest B. Shoedsack, 1933)
Il y a tout d’abord l’idée, introduite à petites touches par un montage ingénieux : une destination mystérieuse même pour le capitaine du navire. Des armes en quantité, au cas où ! Une carte indiquant une île que nulle carte ne recense. Une île que seul un survivant a su décrire. Enfin, sur cette île : un mur. Un mur si grand et si haut qu’il doit servir à protéger ses habitants de quelque monstruosité. Un mur entretenu jusqu’à aujourd’hui.
C’est bien filmé, c’est bien monté, c’est bien raconté. Cela a, sans surprise, influencé Spielberg pour ses Jurassik Park.
En plus, le scénario fait preuve d’inventivité au-delà du début accrocheur : une fois que le spectateur a compris qu’il y a King Kong, il n’a en revanche aucune idée des rencontres que l’expédition va effectuer. La galerie de monstres préhistoriques va, elle aussi, influencer au moins les trois Jurassik Park : cela va du monstre marin au tyrannosaure en passant par le ptérodactyle ! Le réalisateur a concentré les surprises à tel point qu’il faudra trois films modernes pour couvrir cette foison d’idées.
J’ai beaucoup aimé les fissures dans la barre en bois qui verrouille la porte géante : chaque craquement est synonyme de l’approche du danger. Ce concept sera superbement exploité dans le second Jurassik, le verre remplaçant le bois.
Bref : le film est phénoménal, l’inventivité est absolue et la diversité totale. On passe d’une scène en pleine grande dépression à l’aventure sur une île mystérieuse. L’exotisme cède la place au mystère avant de s’incliner devant des dangers préhistoriques. Et c’est enfin le retour à l’aventure, mais cette fois en plein New York ! J’ai beaucoup aimé cette constance chez Kong à secouer les corps pour vérifier s’ils sont toujours vivants, et à bien écraser du talon les vivants pour les achever : il est touchant d’humanité dans ces instants.
Alors, qu’est-ce qui ne m’a pas plus ? La copie en 16/9 ! Pour une raison qui m’échappe, la version diffusée à la télévision en 2013 a été distordue afin d’occuper tout l’écran. Je ne peux comparer images à images, mais je doute que les têtes aient été scalpées par les réalisateurs de l’original en 4/3 !
À ce détail près, ce film est, selon moi, un chef-d’œuvre.
Revoir : oui.
vendredi 13 décembre 2013
Lady Vegas (Bruce Willis, Catherine Zeta-Jones, de Stephen Frears, 2012)
La jeune actrice s'approche des mimiques du muet (je pense à Bérénice Bejo) et passe son temps à sauter sur place. Bruce Willis se met en rogne pour un oui ou pour un nom. Il joue un patron paternel de boite de paris et gâche donc les trois quarts de son potentiel gouailleur et baroudeur. Seule Catherine s'en sort bien, elle aussi dans un registre presque muet : au moins exprime-t-elle parfaitement ses sentiments par des visages variés et expressifs.
Quant à l'histoire, vraie de vraie, elle est ennuyeuse à souhait. Qui veut voir au cinéma un simple reflet de la vie réelle ? Pour 9 euros, sûrement pas moi.
Revoir : non.
samedi 30 mars 2013
La revanche des Sith (Natalie Portman, Ewan McGregor, de George Lucas, 2005)
Film transition par excellence ! Cela va de l'aspect visuel jusqu'aux liens scénaristiques avec la première trilogie. Nous passons de l'univers visuellement riche et rougeoyant des premières images (la bataille spatiale avec une prolifération de vaisseaux) à l'univers épuré et blanc de la fin. Les personnages s'enfoncent dans leurs caractères respectifs, et même Yoda abandonne le combat physique pour se retirer, comme Obi-Wan, loin de ce monde en ébullition.
Film transition enfin, car il marque la fin de l'ordre Jedi et celle, tout aussi dramatique, de la république.
L'ensemble étant filmé avec la maestria habituelle de Lucas, c'est plus que plaisant à voir, et la noirceur dominante ne gâche nullement le plaisir de voir et revoir ce film.
Revoir : oui.
samedi 16 mars 2013
L'Attaque des clones (Natalie Portman, Ewan McGregor, de George Lucas, 2002)
L'esthétique est extrêmement soignée, les intérieurs jouent sur les couleurs complémentaires tout en conservant une certaine douceur. Exemple ? La pièce où se trouve Amidala a un sol bleu et orangé, avec des bordures colorées dans les tons de jaunes. Les motifs sont géométriques comme un soleil d'art moderne, mais les textures adoucissent les angles.
Cet épisode est sûrement le plus riche en diversité : diversité de lieux, diversité de situations, diversité d'histoires. Lucas balaye une large panoplie de paysages de SF. Cela va du SW classique à la planète hommage à Metanula (les survivants de l'infini, avec ses décors et la patte de Jack Arnold). Les histoires passées et à venir sont foison, et la référence au Jedi qui a commandé les clones quelque dix ans plus tôt n'est pas la moindre ! Enfin, Yoda est bien mis en valeur par l'histoire, et il ne reste pas uniquement assis à songer au côté noir qui obscurcit tout. Oui, j'ai été presque choqué quand son génie militaire s'est limité à conseiller quelque chose comme « visez le vaisseau le plus proche », mais bon, il faut bien une petite faiblesse à un immense film pour être presque parfait !
Quant aux situations, elles vont des scènes tendres entre Amidala et son Jedi, aux scènes d'actions bien menées et presque exotiques. L'arène où Amidala, Anakim et Obi-Wan sont prisonniers me fait immédiatement penser à l'ambiance des romans d'Edgar Rice Burroughs sur Mars.
Bref, un excellent film de SF, avec son poids de mystères, d'action et de narration. Peut-être le meilleur des Star Wars.
P.-S. Toy Story 3 s'est largement inspiré de ce film, tant pour les plans comme l'arrivée du vaisseau de Yoda – et celui du evil Dr. Pork – que pour les scènes dans l'usine : souvenez-vous de la lutte des jouets pour échapper au recyclage !
Revoir : oui.
lundi 11 mars 2013
La menace fantôme (Natalie Portman, Ewan McGregor, de George Lucas, 1999)
C'était le film qui renouait avec le genre, c'était le retour tant attendu des fans les plus patients. C'était le film qui nous montrait la jeunesse et la genèse d'une histoire connue de tous. C'était le retour du grand Lucas.
Cela reste un film très divertissant, oscillant entre clins d'oeil aux anciens films et innovations technologiques ou narratives.
Quant au montage et aux transitions, elles restent signées Lucas et se démarquent toujours du commun des productions modernes.
C'est un très beau film : le découvrir en VO à Nashville, Tennessee, m'a enchanté. Le revoir en haute définition m'a tout autant captivé. C'est sûrement l'épisode le plus familial des six, et c'est plaisant.
Revoir : oui.
vendredi 8 mars 2013
Moonrise Kingdom (Edward Norton, Bruce Willis, de Wes Anderson, 2012)
Si je vous dis que le nom « Jacques Dutronc » apparaît dans le générique, vous me répondez « tiens ? Il joue là-dedans ? » Si maintenant je précise que c'est pour la musique, vous corrigez « ah ! ça peut être rigolo ». Si j'ajoute enfin que c'est Françoise Hardy qui chante, là, vous commencez à froncer les sourcils. Et si je termine par « en plus, il y a une brouette de chansons de Hank Williams », vous avez une idée précise du ton musical.
Le film est à l'image des chansons : vachement nostalgique. Le jeune héros est désabusé au possible (regardez-le répondre à l'héroïne qu'elle ne sait pas de quoi elle parle quand elle prétend savoir ce que ressent un orphelin). En plus, il est intelligent. L'héroïne est dégourdie, et tous deux sont décidés. C'est en cela que le film marche bien : il suit des battants, sortes d'ovnis anachroniques dans leur environnement lent et mourant.
Le monde actuel glorifie les décideurs, eux sont en plus acteurs de leurs décisions. Et quelles décisions ! Et ils les défendent avec les armes quand il le faut.
Film nostalgique sur deux jeunes de moins de quinze ans qui agissent dans un monde qui subit et qui s'ennuie.
Revoir : non, merci. Mais le concept est à creuser.
samedi 14 juillet 2012
Moonrise Kingdom (Bruce Willis, Bill Murray, de Wes Anderson)
Si je vous dis que le nom « Jacques Dutronc » apparaît dans le générique, vous me répondez « tiens ? Il joue là-dedans ? ». Si maintenant je précise que c'est pour la musique, vous corrigez « ah ! ça peut être rigolo ». Si j'ajoute enfin que c'est Françoise Hardy qui chante, là, vous commencez à froncer les sourcils. Et si je termine par « en plus, il y a une brouette de chansons de Hank Williams », vous avez une idée précise du ton musical.
Le film est à l'image des chansons : vachement nostalgique ! Le jeune héros est désabusé au possible (regardez-le répondre à l'héroïne qu'elle ne sait pas de quoi elle parle quand elle prétend savoir ce que ressent un orphelin). En plus, il est intelligent. L'héroïne, elle, est dégourdie, et tous deux sont décidés. C'est en cela que le film marche bien : il suit des battants, sortes d'ovnis anachroniques dans leur environnement lent et mourant.
Le monde actuel glorifie les décideurs ; ici, les deux jeunes sont en plus acteurs de leurs décisions ! Et quelles décisions ! Et ils les défendent avec les armes quand il le faut...
Film nostalgique sur deux jeunes de moins de quinze ans qui agissent dans un monde qui subit et qui s'ennuie.
Revoir : non, merci. Mais le concept est à creuser.
dimanche 29 avril 2012
The Avengers (Robert Downey Jr., Scarlett Johansson, de Joss Whedon, 2012)
L'ambiance est mille fois plus proche des Irons Man que de Thor. La nouveauté, c'est peut-être d'avoir rassemblé une brochette de personnages indestructibles. Le problème, c'est que l'on a déjà vu des indestructibles se bagarrer entre eux, ou lutter contre le Mal pour sauver une citée surpeuplée. L'originalité principale de l'Incroyable Hulk résidait, selon moi, dans l'utilisation d'extérieurs lumineux ; cela donnait lieu à des péripéties nouvelles. Ici, l'on a droit à une relecture version « trois mousquetaires » des héros qui affrontent principalement leurs ennemis dans des endroits sombres. Quant à l'opposition des deux mondes – la Terre et le monde d'Odin – novatrice dans Thor, elle a totalement disparu dans cet épisode.
Il restera quelques scènes sympathiques, pimentées par le cabotinage récurrent de Stark. Et la technique d'espionnage de Scarlett est une bonne trouvaille.
Mais ne me dites pas que le croiseur en sustentation dans l'air est la trouvaille du siècle : je l'ai découvert au cinéma dans Sky Captain.
Bref : au risque de froisser tout le monde, c'est une variante des Quatre Fantastiques qui se chamaillent sans arrêt avec des plans à la Sky Captain. En plus, en naïf que je suis, j'attendais une histoire, et le scénariste expédie les détails sur les personnages que l'on avait croisés dans les précédents films. Exemples ? Nathalie Portman, le retour de Thor sur terre.
Le réalisateur aurait eu beaucoup d'humour, il aurait fait passer, dans un plan clin d'oeil, Jim Carrey, qui est quand même l'expert en la matière quand il s'agit d'Odin !
Bilan : tant Kenneth Branagh que Louis Leterrier traitent les sujets de super héros avec plus d'imagination, de créativité et de foi que leurs collègues.
Revoir : bof !
samedi 2 juillet 2011
The day the earth stood still (Jennifer Connelly, John Cleese, de Scott Derrickson, 2008)
Vite ! Dépêchez-vous de ne pas aller le voir ! Maintenant, des opinions : je n'aime pas le jeu du gamin, et je déteste cordialement celui de Keanu Reeves. Je me demande aussi à quoi le titre fait référence. Dans l'original – que je ne peux pas sentir –, il y avait au moins une vague raison.
Bon, même super vieille, Jennifer Connelly me plaît toujours, et l'écran IMAX où je l'ai vu m'en a mis plein les yeux. Mais c'est tout ! À fuir impérativement.
Revoir : z'êtes pas fou ?
vendredi 6 mai 2011
Scream 4 (Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox, de Wes Craven, 2011)
Excellent film dans la veine initiée par Wes Craven. Les rescapés de la trilogie reviennent en forme, plus crédibles que jamais. Ils ont vieilli, ils le savent, mais ils ont la pêche ! Craven a réussi ce que j'attendais dans The Expendables de Stallone : un film où les anciens assument leur âge en exploitant à fond leur expérience.
Comme toujours avec Craven, c'est magistralement filmé, et ça flanque la trouille quand on ne s'y attend pas. Au-delà des surprises que peut se permettre le vétéran du genre, le film apporte sa dose d'innovations. Craven jongle habilement entre fidélité à un code qu'il a lui-même ancré dans la culture cinématographique, et diversion pour coller à une époque nouvelle.
Les acteurs sont enthousiasmants, la photographie resplendit sous le soleil ou dans les habitations, et vous adoreriez vivre dans ces quartiers résidentiels. Sans le tueur, bien évidemment.
Bref ! Que du bon !
Revoir : oui.
lundi 18 avril 2011
Les Aventures de Philibert, capitaine puceau (Jérémie Renier, Elodie Navarre, de Sylvain Fusée, 2011)
Excellente comédie de cape et d'épée ! Des premières images (le livre avec le titre et les noms des acteurs) jusqu'aux dernières (les tapisseries), le ton est uniforme : coloré, léché et lumineux. Au-delà de l'hommage à Curtiz et à d'autres, le film est un pur produit français d'aventures comiques. L'hommage est revendiqué dans le générique de fin ; je ne sais plus si Thorpe est mentionné, mais certains plans sont des améliorations des plans des Chevaliers de la Table ronde, comme celui avec les colonnes antiques brisées. Le reste est une relecture enthousiaste des classiques, ponctuée par une musique entrainante et des acteurs qui resplendissent. Les décors, tant les paysages naturels que les édifices, sont de toute beauté. Les clins d'oeil sont légers, et le style jubilatoire du mauvais est contemporain. Le scénario s'amuse beaucoup en détournant les thèmes. Exemple : l’épanouissement personnel et la reconstruction de soi.
Une seule interrogation : le père d'Inès (l'héroïne) respire même « mort », tout comme il cligne ostensiblement des yeux après avoir trépassé. Gaffe ? Ramification inexploitée dans le scénario ?
Revoir : pourquoi pas ? C'est tellement bien réalisé !
dimanche 17 avril 2011
Avatar édition spéciale (Sam Worthington, Sigourney Weaver, de James Cameron, 2010)
Techniquement, c'est très bien. Après, les goûts et les couleurs, ça se discute toujours. Nombre d'harmonies colorées sont violentes (exemple : le bleu et l'orange de certains animaux, certes complémentaires, sont vachement criards). Et les ambiances générales me rappellent ces images où les canaux rouges, verts et bleus sont intervertis. Oui, c'est dépaysant ! Parfois un peu trop à mon goût.
J'ai admiré les montagnes volantes. Elles sont sûrement la meilleure illustration de la 3D – bien plus que les fougères au premier plan.
Et Cameron est intelligent (voire opportuniste). Il surfe sur la vague écolo, ce qui est brillant. Il progresse : dans mon souvenir, Titanic ne parlait pas de l'ozone.
Revoir : non.
dimanche 6 mars 2011
La maison de bambou (Robert Ryan, Robert Stack, de Samuel Fuller, 1955)
Film carte postale profitant bien du format Cinemascope, mais sans grand intérêt au niveau de l'histoire.
Revoir : non.
mardi 1 mars 2011
Side street / la rue de la mort (Farley Granger, Cathy O'Donnell, d'Anthony Mann, 1949)
Après un début lent, cela devient un bon petit série B noir à souhait. Enfin, uniquement si vous aimez les histoires de faibles dépassés par les évènements.
Revoir : non.
dimanche 13 février 2011
RTT (Kad Merad, Mélanie Doutey, de Frédéric Berthe, 2009)
Sympathique film carte postale sur fond de Floride. Couleurs vives, sourires dans beaucoup de plans, bonne humeur communicative.
Ah ! J'ai adoré la scène où tourne la toupie. Quoi ? Vous n'avez pas vu la toupie ? Retournez voir le film !
Revoir : pourquoi pas ?
mercredi 2 février 2011
Jurassic Park (Sam Neill, Laura Dern, Richard Attenborough, de Steven Spielberg, 1993)
Il fut de bon ton de flinguer le film. Il fut aussi classique d'y voir des références, des hommages ou des inspirations. Hatari! m'a sauté aux yeux pour la scène où le T-Rex cogne le véhicule de sa tête, comme le rhinocéros s'acharnait sur la Jeep de l'Indien. L'humour est omniprésent, une de mes répliques favorites concerne les enfants (des adultes à échelle réduite). Jurassik Park est une histoire signée Crichton dans la lignée de Westworld. Mais elle a été enrichie : en plus du dérèglement naturel dû à la complexité – seule cause des ennuis dans le premier film –, la présence (ou la malveillance) humaine sème dans Jurassik une panique monstrueuse. En gros, en plus des ennuis inhérents aux systèmes complexes (des robots qui fabriquaient eux-mêmes d'autres robots dans Westworld, des manipulations scientifiques pour recréer les dinosaures dans Jurassik), il y a les vicissitudes humaines, l'espionnage industriel et l'appât du gain. Bref, le cocktail est explosif ! Les pauvres humains idéalistes (et leurs merveilleuses réalisations) n'ont aucune chance face aux bébêtes préhistoriques et aux instincts cupides des bipèdes arrivistes. Un très grand film, peut-être le dernier grand film du trio Lucas Spielberg Williams.
Revoir : euh oui, et jusqu'à mon dernier souffle !
lundi 1 novembre 2010
The social network (Jesse Eisenberg, Andrew Garfield, de David Fincher, 2010)
Un film techniquement bien fichu : les deux heures sont prenantes du début à la fin. Le réalisateur a une histoire à raconter, et il se démène ! Bon, le sujet est porteur à lui tout seul : c'est l'aventure d'une poignée de gens brillants avec des idées extraordinaires. Le héros a des idées géniales, des connaissances techniques pour les mettre en pratique, et il les concrétise.
En revanche, si vous attendez une histoire d’amour à l'américaine, si vous espérez des fusillades spectaculaires, si vous comptez découvrir les paysages les plus incroyables de votre vie, passez votre chemin. Les femmes sont soit des juristes glaciales, soit des potiches ; la seule cascade est une chute dans la piscine. Et tout se passe dans quelques bureaux ou chambres d'étudiants.
Le montage est nerveux, rapide, parfois elliptique, toujours orienté vers l'efficacité. Un peu comme le héros.
Revoir : oui.
En revanche, si vous attendez une histoire d’amour à l'américaine, si vous espérez des fusillades spectaculaires, si vous comptez découvrir les paysages les plus incroyables de votre vie, passez votre chemin. Les femmes sont soit des juristes glaciales, soit des potiches ; la seule cascade est une chute dans la piscine. Et tout se passe dans quelques bureaux ou chambres d'étudiants.
Le montage est nerveux, rapide, parfois elliptique, toujours orienté vers l'efficacité. Un peu comme le héros.
Revoir : oui.
dimanche 29 août 2010
Inception (Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, de Christopher Nolan, 2010)
C'est le grand frère de Dark City, un sympathique film de série B du vingtième siècle. Dans Inception, les acteurs sont parfaits, et les gros plans mettent en valeur leurs expressions faciales. Mais aucun des personnages n'est réellement attachant. Presque tous sont des professionnels faisant consciencieusement leur boulot (quoi, c'est rare ?). Et les autres sont des gens dénués de scrupules (à l'exception de la jeune surdouée, assez peu exploitée et donc un peu scotchée sur les plans comme une note sur un tableau). Enfin, c'est assez dommage que le prétexte du rêve cautionne le laxisme visuel (où était la script-girl ?). Un exemple ? La pluie tombe normalement quand la camionnette tombe dans un interminable ralenti ! C'est étrange et non physique. Vous me direz : c'est un rêve, et tout n'est pas cohérent ! Le rêve a bon dos...
Bilan : un concept de série B poussé une marche plus haut avec de très gros moyens techniques, et de très grands acteurs.
Addenda : une lectrice m'a rappelé l'existence d'Abre los ojos (ouvre les yeux) de Alejandro Amenabar. Un autre film sur le rêve avec des questions similaires sur la réalité.
Revoir : non.
jeudi 19 août 2010
Expendables, unité spéciale (Sylvester Stallone, Jason Statham, de Sylvester Stallone, 2010)
Oui, c'est sympathique de réunir autant de vedettes du film d'action. Oui, c'est amusant de voir Sylvester Stalone, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger dans la même scène. Mais c'est tout ! Et j'attendais plus de cette réalisation. J'attendais des scènes de dialogues similaires à celles de Quentin Tarantino pour les moments bavards. Et j'espérais un peu plus d'exotisme dans les scènes teintées d'hispanisme. Oui, le mauvais de service (Eric Roberts aux yeux bleus bleus bleus, frère de Julia) est brillant, intelligent et jubilatoire. Et c'est bien filmé, en particulier les plans avec l'hydravion. Mais il fallait autre chose. Quoi ? Des moments de calme intense, anormalement impossibles durant les combats (pour faire comprendre qu'un truc abominable se prépare sûrement). Une meilleure exploitation de Bruce Willis, qui ne fait qu'apparaître. Une immersion dans une famille sur l'île, avec les risques que cela comporte et engendre (avec un traître qui les dénonce, bien sûr). Bref : si c'est un échauffement du grand Sylvester, j'espère que cela débouchera sur du plus prenant.
Revoir : non.
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