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lundi 16 février 2015

Three Strangers (Sydney Greenstreet, Peter Lorre, de Jean Negulesco, 1946)




Film noir légèrement fantastique. Très bons jeux des acteurs, bonne photographie, diversité des scènes. Il manque un peu d'énergie chez les personnages pour atteindre un niveau de bon film de série B.
Revoir : possible.

vendredi 3 janvier 2014

Le violent (Humphrey Bogart, Gloria Graham, de Nicholas Ray, 1950)




Bon film où le héros est plus proche du personnage du Prisonnier que d’un bonhomme charismatique. Bogart est très crédible dans ce rôle où il se moque éperdument de ce qui se passe autour de lui. La photographie en noir et blanc est sublime, et les éclairages de toute beauté. Au ton grinçant du personnage principal répondent quelles bouilles sympathiques, et ce ton comique volontaire est un contrepoids bienvenu équilibrant l’ensemble. L’histoire n’est pas aussi abracadabrante qu’un Grand Sommeil et vous l’oublierez sans doute. En revanche, vous vous souviendrez sans hésitation des images, des décors, des arches blanches et des femmes en noir.
Revoir : oui, c’est fait !

mardi 15 janvier 2013

Le port de la drogue (Richard Widmark, Jean Peters, de Samuel Fuller)




Film noir noir noir. Les personnages oscillent entre pas attachants du tout et vaguement attachants.
À voir pour la culture générale en film noir.
Revoir : non.

jeudi 10 janvier 2013

Les inconnus dans la ville (Victore Mature, Lee Marvin, de Richard Fleischer, 1955)




Le télescopage de quatre trames donne un film au montage nerveux et à l'ambiance très tendue. La petite ville amplifie ce sentiment d'inéluctable, et les acteurs sont tous très convaincants. Le tout est magnifiquement photographié, tant autour de la mine que vers les frondaisons aux couleurs d'automne. Et c'est un film noir en couleurs, filmé sous un soleil brûlant, et c'est beau à voir !
Revoir : oui.

mardi 30 octobre 2012

Un homme est mort (Jean-Louis Trintignant, Ann-Margret, de Jacques Deray, 1972)




Petit film noir avec, pourtant, de bonnes idées. Le tueur n'est pas un professionnel : c'est un homme comme vous et moi. Il a une dette tellement élevée qu'il s'improvise exécuteur dans une ville inconnue – Los Angeles – dans un pays étranger. Il est donc rapidement paumé, puis dépassé par les évènements. Il devient la cible d'un autre tueur joué par le très convaincant Roy Scheider. Malgré quelques soutiens locaux, il s'enfonce sans surprise. Et l'arrivée enthousiaste de la gueule du cinéma français (Michel Constantin) ne suffit pas à sauver le film.
Revoir : non.

lundi 25 juillet 2011

Nightfall (Aldo Ray, Anne Bancroft, de Jacques Tourneur, 1957)




Excellent film d'aventure teinté de noir ! Les neiges lumineuses du Wyoming, les visages durs des caïds, les lumières de la cité, tout profite du noir et blanc magistral. Certains plans magnifient l'architecture : c'est le cas lors du défilé de mode sous le soleil. Bon, la toute fin aurait supporté un peu de tripes sur la neige : Au service secret de Sa Majesté usera du même ressort et le poussera à sa conclusion logique en profitant de la couleur, de la déneigeuse et du sang bien rouge. À ce détail près, le film est admirablement construit. Le spectateur en sait peu, tellement peu qu'il s'accroche à la moindre piste que lui jette le réalisateur. Et cela crée un suspense dès les premières minutes, et cela fonctionne ensuite avec des flash-back. Dans le genre, seules les histoires avec des amnésiques actifs possèdent une telle intensité.
À voir pour la photographie. À voir aussi pour les situations : la rencontre dans le bar est tellement improbable qu'elle en devient plausible, et la chute est d'autant plus brutale qu'elle est logique.
Revoir : oui.

mercredi 13 juillet 2011

Le prix de la trahison (Christian Slater, Jenna Dewan, de Keith Samples, 2007)



Belles chansons, parfaitement adaptées aux images. Belles images, parfaitement choisies pour l'histoire. Histoire prenante, acteurs crédibles et convaincants. Par moments, ça ressemble à un bon John Dahl. Pour le reste, c'est un peu comme Rambo : un soldat américain, qui est revenu d'Irak, n'a pas de travail ; il a juste des ennuis. Mais les années se sont écoulées depuis Rambo et là, la morale est différente : au vingt et unième siècle, sans pognon, il n'y a pas d'issue. Les pauvres restent pauvres. C'est noir. C'est un film noir.
Revoir : peut-être.

mercredi 15 juin 2011

The big combo – Association criminelle (Cornel Wilde, Jean Wallace, de Joseph H. Lewis, 1955)



Petit film noir. Une fois passée la scène d'ouverture – la fille qui court sur des fonds en noir et blanc intenses – le film se divise en trois types de scènes. Il y a les scènes d’intérieur, classiques, depuis le commissariat jusqu'à l'hôpital. Il y a les scènes avec les gangsters, peuplées de deux ou trois acteurs. Le fossé entre l'ampleur présumée du gang et la pauvreté numérique de ses membres me gêne. Il y a enfin les scènes de brouillard. Oui, le réalisateur sait photographier le brouillard. Il profite même vachement bien de la profondeur pour faire émerger ou disparaître ses personnages. Mais après deux plans de ce style, la nouveauté s'efface et la répétition pointe son museau.
Le pire, c'est qu'aucun personnage principal n'est réellement sympathique. Le policier pourrait prendre une balle et cela n'attristerait personne. La blonde pourrait se faire descendre lorsqu'elle joue avec le projecteur, et cela serait tellement crédible, tellement normal, que nul ne songerait à renifler.
Bref ! La technique seule et une photographie dure en noir et blanc ne suffisent pas à sortir ce film du lot des oubliés.
Revoir : non.

mercredi 18 mai 2011

Frankenstein junior (Gene Wilder, Cloris Leachman, de Mel Brooks, 1974)



Un bon film en noir et blanc, de beaux plans dignes des références du domaine, des acteurs enthousiastes. Mon seul regret : Mel Brooks hésite entre comédie (ou parodie) et hommage aux films fantastiques. Il hésite tellement que la fin survient sans avoir franchement infléchi le style.
Revoir : non.

mardi 10 mai 2011

Voyage sans retour (Robert Mitchum, Faith Domergue, de John Farrow, 1950)



Authentique film noir à l'atmosphère suffocante. Mitchum se laisse entraîner avec fatalisme, voire avec un plaisir nonchalant sur une pente qu'il sent de plus en plus glissante. Faith Domergue incarne la femme fatale classique : attirante, élégante et nocive. Le scénario ajoute à son personnage une touche d'originalité dans la veine de Fantom Lady.
Si la fin du film peut, au premier abord, surprendre, elle reste cohérente puisqu'annoncée par le héros en personne.
J'ai beaucoup aimé l'irruption du hasard dans la trame, tant il interfère avec malice dans une fuite déjà bien compliquée pour les deux complices. Le premier contrôle de police, la nuit, sur la route, en est une belle illustration.
Revoir : oui.

mardi 1 mars 2011

Side street / la rue de la mort (Farley Granger, Cathy O'Donnell, d'Anthony Mann, 1949)



Après un début lent, cela devient un bon petit série B noir à souhait. Enfin, uniquement si vous aimez les histoires de faibles dépassés par les évènements.
Revoir : non.

dimanche 20 février 2011

The square (David Robert, Claire Van der Boon, de Nash Edgerton, 2009)




Petit film noir australien. L'héroïne donne un nouveau visage à la femme fatale, loin de la blonde platine des classiques. Elle veut tout sans rien assumer et elle aurait pu dire, comme dans Rambo 3 « je ne veux pas être responsable ». C'est un peu dommage, car cela rend vachement pâlichon le film noir. Il perd toute son intensité, toute sa toxicité, et il devient un fade fait divers. Le héros est vieux, elle est toute jeune, et je n'accroche pas. Pourtant, dans Le facteur sonne toujours deux fois, Lana Turner incarnait la jeunesse fascinante face à un mari trop âgé, et ça marchait du tonnerre !
Ici, même la fin est convenue, sans la moindre immoralité jubilatoire pour relever le niveau. Dommage dommage dommage !
Et puis, le scénariste aurait dû utiliser le monstre de la rivière, celui qui bouffe le chien. Depuis le début, il nous avait bassinés avec les requins... Dommage à nouveau.
Le Figaro aurait écrit « un film noir, nerveux et sensuel ». Moi, je dirais plutôt : « un film pâlichon, mou et platonique ». Inintéressant, quoi.
Revoir : surtout pas !

jeudi 22 juillet 2010

Arc of triumph (Charles Boyer, Ingrid Bergman, de Lewis Milestone, 1948)




Très beau film oscillant entre le mélodrame et le film noir. Les acteurs portent à bout de bras l'histoire, histoire que le réalisateur pimente de scènes intrigantes (j'adore les retrouvailles fortuites avec l'Espagnol qui a fui Franco). L'acteur principal, qui a des attitudes de Jouvet, joue un médecin « sans-papiers » avec panache et conviction. Quant à Ingrid Bergman, elle incarne à merveille cette femme qui ne veut surtout pas choisir. Elle oscille donc entre le riche assez fade et le marginal dont elle est dingue. Elle est évidemment éternellement malheureuse.
Revoir : oui.

mardi 15 juin 2010

Blue blood (Roy Scheider, Bill Sage, Susan Misner, de Ben et Orson Cummings, 2007)




La structure est saine, mais le traitement est inefficace. Résultat : ça rouille ! Le film met des années à démarrer. Et ni les images, ni les couleurs ni le montage n'arrivent à m'ôter cette voix qui murmure « ça traîne, ça traîne ». Dommage !
Ce film aurait été un avion, il se serait vautré en bout de piste.
Morale : toujours se méfier des DVD dont la jaquette clame qu'ils sont « hitchcockiens » (ici : drame hitchcockien).
L'histoire : un couple sans histoire (elle bosse, il ne fout rien) et sans enfant (elle n'en désire pas, il en veut) habite une demeure luxueuse. Le type convainc sa maîtresse de dézinguer sa femme. La maîtresse accepte. Mais ladite maîtresse s'avère aussi nulle comme tueuse à gages que comme agent immobilier. Et, bien sûr, un policier comme Charles Vanel dans Les Diaboliques rôde par là. Il y a longtemps, il a joué dans Les dents de la mer, mais ce n'était pas lui le requin. Bref, toute l'histoire vire au cauchemar – à la psychose, pour justifier l'allusion à Alfred –, la fille qui refourgue les appartements pique une crise, et la seule surprise vient du générique qui tombe là sans rime ni raison.
Sûrement très ambitieux, et véritablement raté.
Revoir : non.

dimanche 14 mars 2010

Le fauve est lâché (avec Lino Ventura, de Philippe Labro, 1959)



Des phrases bien comme « si on faisait fortune en travaillant, ça se saurait ». Claude Sautet au scénario (il est aussi assistant-réalisateur), Frédéric Dard aux dialogues et à l'adaptation ; bref : que du beau monde.
Des éclairages dignes de Curtiz ou de Lang, une réalisation sans faille, une brochette d'acteurs au sommet. À consommer sans modération.
Revoir : oui.
P.-S. Lino Ventura, dans ce rôle de rebelle avec une cause, me fait parfois penser à John Rambo.

lundi 19 janvier 2009

A bout portant (The killers, Don Siegel, 1964)



Remake du film de Siodmak. Quelques belles séquences de quelques secondes. J'aime l'arrivée d'Angie Dickinson sur fond de montagnes en perspective aérienne, et le plan incliné dans le centre pour aveugles. Mais le réalisateur hésite entre film de courses de voitures et film noir. Et je préfère mille fois Grand Prix avec Yves Montantd et Eva Marie Saint. Quant à l'abus de prises de vues sur fond filmé, il me donne la nausée.
Revoir : non.
 
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