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mardi 27 janvier 2015
Le train sifflera trois fois (Gary Cooper, Grace Kelly, de Fred Zinneman, 1952)
La photographie en noir et blanc est, dès l'ouverture, exemplaire. Les scènes du western sont là, depuis les old timers en bord de la rue principale jusqu'au tenancier véreux du saloon. La petite ville, très propre, très bien éclairée, sert de décors à une intrigue classique : préparer l'accueil de l'ancien condamné qui revient se venger. Ici, le shérif est très seul, et tous les habitants lui tournent un à un le dos : par lâcheté, par intérêt personnel ou par ressentiment. Les visages en gros plan expriment moult sentiments, et la photographie très dure extériorise bien les âmes tourmentées des protagonistes.
Revoir : oui.
mardi 6 janvier 2015
Rien que pour vos yeux (Carole Bouquet, Roger Moore, de John Glen, 1981)
John Glen aime l'action, les lumières vives et chaudes, la neige et le ciel bleu. En plus, il filme remarquablement ces éléments. Cela se voit dans les poursuites à ski comme dans les scènes sous-marines, dans les ruelles en Espagne comme le long d'une paroi rocheuse. Bref, c'est de l'action filmée avec un très grand talent. Et certaines vues en extérieur sont belles à tomber raide (je pense, en particulier, à la vue où le traineau s'éloigne sur un fond de montagnes enneigées et de ciel bleu).
Revoir : oui.
dimanche 4 janvier 2015
Planète interdite (Walter Pidgeon, Anne Francis, de Fred McLeod Wilcox, 1956)
Un robot très métallique qui parle une multitude de langues, une force invisible qui a terrassé un équipage complet, un unique survivant tout de noir vêtu... Pour un film de 1956, les décors sont dépaysants, les machines sophistiquées, et l'ambiance rend bien l'étrangeté invisible du monde. Robby le robot est sympathique, la blonde est mignonne, et la soucoupe volante imposante.
Avec le recul, le plus surprenant reste la haute technicité représentée à l'écran : les hommes montent et démontent des pans entiers du vaisseau, et ils savent réparer les équipements les plus complexes. Ils ne rechignent pas devant des imprévus dont seule la maîtrise d'une science pointue peut venir à bout. Ce n'était pas encore le temps des présentations PowerPoint.
L'intrigue tient la route, même soixante années plus tard. Et les décors du monde extraterrestre restent très impressionnants. Le réalisateur utilise un truc que je n'avais plus vu depuis les films muets, à savoir : des personnages minuscules dans des décors gigantesques. Cela accentue l'impression d'écrasement.
Revoir : c'est fait et c'est à refaire !
samedi 30 mars 2013
La revanche des Sith (Natalie Portman, Ewan McGregor, de George Lucas, 2005)
Film transition par excellence ! Cela va de l'aspect visuel jusqu'aux liens scénaristiques avec la première trilogie. Nous passons de l'univers visuellement riche et rougeoyant des premières images (la bataille spatiale avec une prolifération de vaisseaux) à l'univers épuré et blanc de la fin. Les personnages s'enfoncent dans leurs caractères respectifs, et même Yoda abandonne le combat physique pour se retirer, comme Obi-Wan, loin de ce monde en ébullition.
Film transition enfin, car il marque la fin de l'ordre Jedi et celle, tout aussi dramatique, de la république.
L'ensemble étant filmé avec la maestria habituelle de Lucas, c'est plus que plaisant à voir, et la noirceur dominante ne gâche nullement le plaisir de voir et revoir ce film.
Revoir : oui.
lundi 11 mars 2013
La menace fantôme (Natalie Portman, Ewan McGregor, de George Lucas, 1999)
C'était le film qui renouait avec le genre, c'était le retour tant attendu des fans les plus patients. C'était le film qui nous montrait la jeunesse et la genèse d'une histoire connue de tous. C'était le retour du grand Lucas.
Cela reste un film très divertissant, oscillant entre clins d'oeil aux anciens films et innovations technologiques ou narratives.
Quant au montage et aux transitions, elles restent signées Lucas et se démarquent toujours du commun des productions modernes.
C'est un très beau film : le découvrir en VO à Nashville, Tennessee, m'a enchanté. Le revoir en haute définition m'a tout autant captivé. C'est sûrement l'épisode le plus familial des six, et c'est plaisant.
Revoir : oui.
lundi 31 décembre 2012
L'aventurier (Victor Francen, Blanche Montel, Marcel Lherbier, 1934)
Avec un parfum d’exotisme (la mine de sel en terres lointaines), des inspirations de Monte-Cristo (on le croyait mort, il revient riche), c'est un film d'aventures et d'époque. Il y a des bourgeois riches qui ne savent pas ce qu'est le travail, des travailleurs qui ne savent pas ce qu'est la richesse, et des politiciens qui savent saisir la balle au bond. Il y a aussi des transitions tellement variées (et appropriées) que je pense immédiatement à Georges Lucas. Il y a enfin un héros oscillant entre un Lupin et un humain, avec un visage marqué, des réparties vives et dures comme celles du Prisonnier.
Excellent moment, excellent jeu d'acteurs, excellents décors.
Revoir : oui.
vendredi 18 mai 2012
Ferris Bueller's day off (Matthew Broderick, Mia Sara, de John Hughes, 1986)
Carpe diem outre-Atlantique. Ou la joie de vivre transposée dans un monde d'étudiants très aisés, néanmoins sympathiques. Le héros est extraordinaire de mimiques faciales, mais aussi de joie de vivre et de conviction crédible. L'histoire est mince (un élève sèche l'école), mais les anecdotes et les péripéties s'enchaînent sans se répéter, contribuant à la densité surprenante du film.
Ferris surgit toujours là où nul ne l'y attend, et c'est en cela qu'il est captivant ! En plus, comme il réussit presque tout ce qu'il entreprend, il peut s'attaquer à des défis de taille.
Il réussit presque tout ? Oui : lorsque l'échec semble sur le point de gagner, la maîtrise globale dont Ferris fait preuve lui permet de s'en sortir, à défaut de l'emporter haut la main.
Règne enfin une bonne humeur extraordinaire : cela va du rythme assez soutenu aux passages musicaux, véritables tours de force où le héros s'en donne à coeur joie.
Le film pourrait s'intituler chronique heureuse d'une jeunesse imaginative.
Un dernier point : je ne connais pas d'équivalent français à ce film. Les rares films proches que j'ai pu voir sont plus nostalgiques.
Ah ! Encore deux détails : le spectateur reconnaîtra sûrement la voix caractéristique de Ben Stein, un des professeurs de Ferris. Ce même acteur jouera, avec exactement la même voix monocorde, le rôle du docteur spécialiste en masques dans The Mask ! Enfin, trois ans après WarGames, Matthew Broderick semble toujours aussi à l'aise dans l'utilisation peu orthodoxe des ordinateurs. Dans un clin d’œil très elliptique, il rentre dans le système informatique de l'école sans quitter sa chambre.
Revoir : oui.
vendredi 17 juin 2011
L'homme de Rio (Jean-Paul Belmondo, Françoise d'Orléac, de Philippe de Broca, 1964)
Excellent film d'aventure ! Cela commence par trois intrigues qui convergent, via un montage léché et efficace, vers la seconde partie : l'envol pour Rio. Cette seconde partie du film tourne autour d'un exotisme rarement vu et contrastant furieusement avec la toile de fond parisienne du début. L'aventure exploite à merveille les décors, depuis le Pain de Sucre jusqu'à la toute nouvelle Brasilia à l'architecture blanche et futuriste. La fin a peut-être inspiré Indiana Jones, elle dépayse (elle aussi) tant par la végétation luxuriante que par le classicisme du traitement. Et les deux pirouettes finales restent d'une efficacité et d'une bonne humeur réjouissante.
Je pourrai aussi parler des épisodes comiques comme « pendu par les dents à trois mille mètres d'altitude, j'avais envie de rigoler », des clins d'œil à l’aventure de bande dessinée (le parachute dans les branches et le crocodile à l’œil intéressé), mais cela durerait des heures !
Revoir : oui.
vendredi 4 février 2011
Les aventures de Robin des bois (Errol Flynn, Olivia de Havilland, de Michael Curtiz, 1938)
Excellent film d'aventures, excellents acteurs, excellente réalisation. Les décors sont beaux, les angles de prise de vue sont plaisants. Et les ombres projetées sur les murs, signature de Curtiz, traversent le film et les années avec brio. Basil Rathbone est tout simplement parfait en mauvais de service (il me rappelle le commandant de l'Étoile noir, Sir Peter Cushing, mais ce doit être une coïncidence). La version DVD m'a permis de découvrir la richesse des images (la VHS avait éliminé moult détails).
Revoir : oui, au cinéma la prochaine fois.
dimanche 9 janvier 2011
Prisonniers du passé (Ronald Colman, Greer Garson, de Mervyn Leroy, 1942)
L'amorce est intéressante : un asile, un blessé de guerre amnésique, et personne pour dire qui il peut bien être. Les décors présentent une Angleterre de rêves ou de tableaux. Imaginez King Quest VI en noir et blanc, et vous avez une idée du cadre. L'histoire est diablement prenante, comme l'étaient les intrigues d'Horizons perdus et de Goodbye Mister Chips (du même auteur James Hilton).
Le réalisateur étant brillant, mon côté gaulois ressent, durant une moitié du film, que le ciel va tomber sur la tête du héros. Ce qui conduit à un suspense diablement original, puisque sans traître ni tueur. Et la photographie rend justice à l'ambiance. Cela alterne entre des intérieurs aux éclairages focalisés et des extérieurs où le brouillard accroît la perspective aérienne.
Ce film est une magnifique ode à la fatalité, lumineuse et contrastée, longue et désespérée. Si vous n'êtes pas complètement mort, il vous remuera ou vous bouleversera. La double composition de Ronald Colman, ainsi que celle de Greer Garson y est pour beaucoup.
Admirable.
Revoir : oui.
mercredi 17 mars 2010
Wargames (Matthew Broderick, Ally Sheedy, de John Badham, 1983)
C'est le film d'une génération de bidouilleurs, de techniciens, de programmeurs. C'est le film aux concepts scientifiques crédibles, tellement crédibles que certains sont aujourd'hui totalement démocratisés (banque en ligne, réservation de places sur un vol, etc.). C'est aussi un beau film d'aventures oscillant entre le monde des geeks (l'antre de l'étudiant, le centre de calcul) et des paysages extérieurs lumineux.
Il y avait là un beau sujet : ce film l'a dignement exploité. Vingt-six ans après sa sortie, la voix de synthèse de WOPR, les graphismes vectoriels et le modem téléphonique appartiennent un peu à la préhistoire de l'électronique. Néanmoins, le film est un amer solide dans ces productions liées à la technique. Et, à mon avis, il le restera pour toujours, instantané certes désuet, mais ô combien visionnaire de notre civilisation toujours plus informatisée.
Revoir : jusqu'à la fin de l'humanité.
mardi 5 janvier 2010
La lance brisée (Spencer Tracy, Katy Jurado, de Edward Dmytryk, 1954)
Un CinemaScope très bien exploité, des paysages sauvages splendides en Technicolor, et des intérieurs somptueux. L'intrigue est originale, ce qui est plutôt rare pour un western classique. Et les personnages sont phénoménaux. Les traîtres y sont fourbes, retors et intelligents (j'adore les mauvais très très brillants), et les justes sont droits et durs. Bref : c'est un western extraordinaire, réalisé de main de maître par un Dmytryk en très grande forme. L'ambiance, par instants, frise celle des meilleurs films noirs.
Revoir : oui, sans limite.
mardi 17 mars 2009
Sept hommes à abattre (avec Randolph Scott, Lee Marvin, de Budd Boetticher, 1956)
Images splendides, Randolph Scott hiératique, la nature est aussi hostile que les humains sont ignobles. Et puis, Randolph Scott a toujours bien su jouer le type dont la femme vient de mourir de manière abominable. Rappelez-vous Ride Lonesome, La chevauchée de la vengeance. Sept Hommes est un western épuré, comme les ombres dures qui contrastent violemment sur le sol désertique. J'aime les répliques percutantes, dérisoires, et ces bribes d'informations qui croquent le portait du héros. Le plus étrange, c'est que ça se finit bien. Enfin, mieux que Ride Lonesome.
Revoir : oui oui oui !
dimanche 15 février 2009
Les damnés (J. Losey, 1963, avec Viveca Lindfors)
Une Angleterre en Scope et en noir et blanc, un couple improbable, mais attachant, des personnages d'autant plus cyniques que calmes en surface. Les yeux de Viveca Lindfors (Moonfleet), des images épatantes de la fuite nocturne (un cimetière très bien éclairé). Et cette ambiance si proche du Prisonnier que je me demande...
Addenda : mon commentaire s'arrête aussi brutalement que l'enregistrement du film. Je ne connais pas la fin. Mais j'ai adoré ce que j'ai vu !
Revoir : oui !
lundi 9 février 2009
Les yeux cernés (de et avec Robert Hossein, avec M. Morgan, 1964)
Splendide, splendide, splendide ! Photographie de haute montagne en noir et blanc (j'ai un faible pour ce style), visages taillés au burin - pardon, à la tronçonneuse - ou visages angéliques. Remarques ironiques, cyniques ou simplement enthousiastes. Intrigue simple : on propose à une riche veuve de lui révéler qui a dézingué son mari. Comme tout le monde en voulait au défunt, ça rend l'histoire diablement prenante. Une séquence extraordinaire : celle mêlant la sonorité obsédante de la machine à écrire à la lenteur horripilante de la caméra. C'est aussi efficace que la scène de la piscine dans La Féline de Tourneur. A voir et à revoir !
mercredi 14 janvier 2009
Preuve à l'appui (Michael Crichton, 1989)
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