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lundi 12 janvier 2015

Stripes / Les bleus (Bill Murray, Harold Ramis, d'Ivan Reitman, 1981)




Petite comédie dans l'univers de l'armée américaine. Le plus ennuyeux pour une comédie, c'est que le personnage principal n'est pas plaisant. Et je ne suis pas le seul à penser ainsi : même le scénario explique cela. En gros, personne n'aime le personnage de Bill Murray. Il reste quelques réplique mémorables comme «  We are Americans [...] You know what that means? Do you? That means that our forefathers were kicked out of every decent country in the world. »
Dans un genre similaire – la comédie dans l'armée américaine – Sergent Bilko est mille fois mieux. Cela tient autant à la prestation charismatique de Steve Martin qu'à une réalisation un peu plus imaginative.
Revoir : non.

vendredi 9 janvier 2015

The Monuments Men (Bill Murray, de George Clooney, 2014)




Film de guerre privilégiant la petite histoire et les humains aux explosions et autres combats. La réalisation est bonne, les acteurs sont excellents, et la photographie est plaisante. La seule petite fausse note concerne l'actrice qui joue une Française : jamais elle n'aurait dû parler en français, et George Clooney aurait dû exiger un doublage pour ses rares répliques dans la langue de Molière.
Film de guerre donc, avec des images typées Le Jour le plus long, mais avec un traitement plus humain des personnages (qui sont tout). Le résultat est un très bon film horriblement triste. À conseiller à tous les comités d'entreprises de sociétés qui veulent éviter les coûteux plans de licenciement.
Revoir : non.

mercredi 16 janvier 2013

The last flight (Helen Chandler, Richard Barthelmess, de William Dieterle, 1931)




Cela commence très bien, un peu (toutes proportions gardées) comme Prisonniers du passé. Des pilotes d'avions de la Première Guerre mondiale sont démobilisés. Ils s'ennuient à mourir, boivent, font la fête, boivent, font la fête, s'ennuient à mourir. Ce qui devait arriver arrive : ils finissent par mourir. J'ai tenu jusqu'à la fin uniquement car je ne pouvais pas croire que ce soit aussi creux, aussi vain, aussi ennuyeux. J'espérais le rebond qui ne vint jamais.
Revoir : surtout pas !

jeudi 17 mai 2012

Amère victoire (Richard Burton, Ruth Roman, de Nicholas Ray, 1957)




Bon film d'aventures et de guerre. L'esthétique des dunes en noir et blanc est recherchée, la photographie exploite bien les ombres, et les visages sont très expressifs. Le ton est amer comme le titre, et comme souvent chez Ray. Ruth Roman apporte une pincée de douceur et une once de tristesse, un peu comme dans Je suis un aventurier de Mann. Anecdote : on voit Raymond Pellegrin et Christopher Lee dans ce film.
Revoir : oui. Étrangement, bien qu’amer, ce film n'est pas déprimant.

mercredi 6 juillet 2011

Tonnerre sous les tropiques (Jack Black, de Ben Stiller, 2008)




Le magazine Première écrivait « drôle à s'en claquer un abdo ». Moi, je ne vous parlerai que du début : je n'ai pas tenu jusqu'au bout. Ça cause plus que chez Tarantino, sans le génie et sans frotter. Je n'ai pas accroché : pas une minute ! Ben Stiller a encore du boulot avant d'être un bon réalisateur de série B.

mercredi 29 juin 2011

Les orphelins de Huang-Shi (Jonathan Rhys-Meyer, Michelle Yeoh, de Roger Spottiswoode, 2008)




Le héros est naïf. Comme le Prisonnier, il est déplaisant, mais sans le charisme cynique du numéro 6. En plus, il est incompétent. La fille, elle, est différente : c'est une éternelle insatisfaite. Elle sait ce qu'elle veut et elle l'évite de toutes ses forces. Elle passe sa vie à fuir avec une volonté implacable. En revanche, tous deux ont un point commun : ils tirent des tronches d'enfer ; en cela, ils sont modernes, voire vingt et unième siècle...
Quelques belles images sont ruinées par un montage mal fichu. Certaines transitions sonores commencent tellement tôt que cela rend le tout totalement incompréhensible. C'est sûrement de l'art.
Quant au scénario, il est si scolaire qu'il devient horripilant.
Heureusement qu'ils mentionnent Nankim (prononcez : n'angine, comme si vous aviez mal à la gorge). Cela me fait penser à Sky Captain (que j'adore).
Bilan : un potentiel fou gâché par un scénario scolaire totalement prévisible et par une technique non maitrisée.
Revoir : non.

lundi 20 juin 2011

Embrasse-la pour moi (Carry Grant, Suzy Parker, de Stanley Donen, 1957)




Est-ce une comédie sur fond de guerre, ou un film dépeignant la guerre sous un jour nouveau ? Les quatre garçons principaux sont très différents, très complémentaires, et très francs dans leurs approches. Les deux actrices principales incarnent deux facettes de la femme, toutes deux tellement exagérées que cela en est plaisant. Quant aux dialogues, issus d'une vérité désabusée et d'un réalisme cynique, ils brillent par leur décalage et percutent au-delà des mots. Un exemple ? La réplique sur la malaria, quand Cary Grant tremble comme un damné. L'intellectuelle demande quelque chose comme « est-ce que cela empêche les pilotes de voler, la malaria ? ». Grant répond que cela n'empêche pas les moustiques de voler.
Très bien filmé, très bien joué, très grinçant et finalement très plaisant, c'est un film à voir ou à découvrir.
Revoir : oui.

lundi 9 mai 2011

Trahison à Athènes (Robert Mitchum, Elisabeth Müller, de Robert Aldrich, 1959)



Oscillation entre espionnage, guerre et mélodrame. Des ressemblances avec Casablanca, nid d'espions (les couleurs en moins). Une photographie digne des films noirs de Siodmak, et des ombres, certes moins belles que celles de Curtiz, néanmoins épatantes.
Revoir : oui.

dimanche 24 avril 2011

Les femmes de l'ombre (Sophie Marceau, Julie Depardieu, Maya Sansa, de Jean-Paul Salomé, 2007)



Début très artificiel. Les acteurs, les actrices, leur jeu, les situations, les oscillations en roulis de l'avion : rien n'est crédible. Puis l'histoire se précise, malgré des ellipses trop violentes (c'est un Douze salopards au féminin). Walsh, Lang ou Spielberg (quand il est inspiré) auraient magnifié le thème.
Revoir : non.

mercredi 16 mars 2011

The sea beneath (George O'Brien, Marion Lessing, Mona Maris, de John Ford, 1931)




Les films sur la Première Guerre mondiale sont assez rares ; quant aux histoires de sous-marins se passant vers 1918, elles sont presque inexistantes. Pourtant, ce film dépeint le combat entre la marine américaine et un U-Boot avec un fond d'exotisme espagnol. C'est bien filmé, c'est bien joué. Bon, les coiffures des femmes situent immédiatement l'âge du film, mais le résultat est plaisant. Le seul bémol, à mon avis, est la courte durée de certaines intrigues internes. On voit ainsi une chanteuse espagnole jouer la femme fatale, puis disparaître de l'histoire ; de même, un personnage intéressant est trop tôt descendu par balle.
Une curiosité de Ford agréable à admirer, un peu comme le Silent Service de Sid Meier.
Revoir : oui.

mardi 21 décembre 2010

Ouragan sur le Caine (Humphrey Bogart, Fred MacMurray, de Edward Dmytryk, 1954)



Excellent jeu des acteurs, Bogart en tête en vieux chef qui ne se maîtrise plus, et Fred MacMurray en intellectuel lâche. La réalisation est extrêmement classique pour un film dit « de guerre » : quelques scènes plus intimes rompent la trame militaire. Et le procès, très sobre, reste diablement efficace.
Revoir : oui, mais dans longtemps.

lundi 18 octobre 2010

Bon voyage (John Blythe, d'Alfred Hitchcock, 1944)



Tout petit film, tant par la durée que par le contenu. Un clin d’œil à ce film me semble exister dans La mort aux trousses.
Revoir : non.

samedi 16 octobre 2010

dimanche 11 juillet 2010

Saboteur sans gloire (Errol Flynn, de Raoul Walsh, 1944)




Bien filmé : les éclairages sont jolis, et on retrouve les ombres projetées chères au réalisateur. Mais l'histoire reste sans grand intérêt et surtout, sans surprise.
Revoir : non.

dimanche 4 avril 2010

Inglorious Basterds (Bradd Pitt, Christoph Waltz, Diane Kruger, Mélanie Laurent, de Quentin Tarantino, 2009)




Le début, très bavard, trahit immédiatement le réalisateur : Quentin Tarantino est de retour ! La photographie est colorée, les cadrages léchés. Puis, au milieu de ces dialogues presque mondains entre un paysan et un SS chasseur de Juifs, le suspense s'installe. Le malaise monte. Les mouvements atrocement lents de la caméra contribuent habilement à la tension. C'est diablement bien construit et c'est extraordinairement efficace. Tarantino égale dans cette première partie les meilleurs moments de Spielberg.
La suite, me demanderez-vous ? Et bien, ça continue comme cela durant 2 heures 26 ! Je ne saurais dire si c'est du cinéma au service d'une histoire, ou bien une narration au service de scènes magistrales. Dans tous les cas, l'exploitation des situations est imaginative, originale, palpitante. Elle atteint des paroxysmes d'efficacité. Les accents, par exemple, sont des prétextes à des scènes mémorables. Une autre illustration ? Par trois fois, un inoffensif verre de lait – bien blanc, bien lumineux – engendre un suspense phénoménal. Du très grand art.
Revoir : oui.

dimanche 30 août 2009

Rambo 3 (Sylvester Stallone, Richard Crenna, de P. MacDonald, 1988)



Des dialogues que j'aime pour leur intemporalité : « if you fail, do not blame me! I will accept no responsibility ». D'autres, car ils me font penser au Prisonnier : « what do you want? » « Cooperation! ».
Et enfin, ceux qui sont piquants :
— Who do you think this man is? God? demande le (méchant) Russe.
— God would have mercy. He won't. répond Richard Crenna.
A part cela, il est moins original que le premier, moins surprenant que le second, moins désespéré que le dernier.
Revoir : oui, pour Stallone.

dimanche 24 mai 2009

La dernière torpille (Glenn Ford, Ernest Borgnine, de J. Pevney, 1958)



Un petit film sur les torpilles (tiens, comment aviez-vous deviné ?) porté à bout de bras par Glenn Ford et Ernest Borgnine. De belles images, un beau Cinemascope couleur, mais un scénario assez convenu. Bon, si vous adorez les cinq ou six premiers Buck Danny, vous aimerez aussi ce film.
Revoir : oui, c'est possible.
 
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