Affichage des articles dont le libellé est drame. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est drame. Afficher tous les articles
samedi 3 novembre 2012
Outsiders (Patrick Swayze, Matt Dillon, de Francis Ford Coppola, 1983)
Drame très bien filmé – avec Coppola aux commandes, c'est normal. Dès le générique, c'est beau et original. Quant à l'histoire, elle oscille entre un West Side Story non musical (quoiqu'il y a de la bonne musique, mais ça ne danse pas dessus), un texte de Jack London (les vagabonds du rail me vient à l'esprit) ou un drame de Zola (car personne n'en sort heureux ou satisfait).
Revoir : non, merci !
jeudi 16 août 2012
La vie aquatique (Bill Murray, Cate Blanchett, de Wes Anderson, 2005)
Angelica Houston joue très bien la vieille gosse riche et méprisante, et Jeff Goldblum joue Jeff Goldblum. Le scénario part dans tous les sens, délirant doucement comme dans un ou deux épisodes du Prisonnier (celui avec Napoléon, par exemple). Mais la réalisation ne rend pas les aspirations du réalisateur. Et, comme le dit un des acteurs, cela fait parfois un peu "faux" (comprenez : chiqué ou truqué). Sinon, c'est du Wes Anderson, avec ces travellings perpendiculaires aux décors qui sont la marque du réalisateur.
Et puis, quand je vois ce film, qui comporte son lot de grincheux, de frustrés, de mécontents, de râleurs, je me dis que l'humain a du bon : avec Moonrise Kingdom, Wes s'est amélioré. Il a jouté deux personnages dynamiques enthousiasmants au beau milieu de cette cohorte de zombies bougons.
Revoir : non.
vendredi 13 juillet 2012
L'échange (Angelina Jolie, John Malkovich, de Clint Eastwood, 2009)
Réalisation parfaite, photographie léchée, mise en scène captivante, montage totalement maîtrisé. Clint Eastwood est devenu, avec le temps, un réalisateur qui frise ou atteint la perfection. Mon seul regret, c'est qu'il ne traite que des sujets sérieux, voire dramatiques.
Parenthèse : vous découvrirez ici une Angelina Jolie totalement différente de Lara Croft (la différence est à tomber raide). Après l'avoir vue, certes souriante néanmoins borgne dans Sky Captain, je réalise combien elle peut être une excellente actrice.
Revoir : non, c'est trop déprimant.
mardi 2 août 2011
Un taxi mauve (Philippe Noiret, Charlotte Rampling, de Yves Boisset, 1977)
Film par instants carte-postale, avec des plans rappelant le film de John Huston Le piège. L'Irlande est belle, les personnages malades et Noiret assez cynique. Les voix off comme les dialogues tiennent la route, et le film m'a fait réaliser que Charlotte Rampling a été jeune ! Je craignais la brochette internationale d'acteurs (Peter Ustinov, Fred Astaire), mais le vieux danseur est très crédible en médecin souriant. Ses propos sont assez blasés, néanmoins amusants au second degré : « je crois que ce qui me perd, c'est mon incorrigible naïveté. J'ai un vieux fond d'optimisme qui me fait croire en l'humanité ».
Revoir : pourquoi pas, un jour où je serai trop heureux.
samedi 23 juillet 2011
Agent de stars (John Cleese, Rebecca Romijn, de Mike Binder, 2005)
Déception ! J'avais regardé ce film en pensant découvrir le film rigolo de la semaine. Je me suis méchamment planté. Et pourtant, Ben Affleck joue bien.
Revoir : non.
mardi 28 juin 2011
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (Antonio banderas, Naomi Watts, de Woody Allen, 2010)
La maîtrise technique, esthétique et musicale est au rendez-vous. Le montage du début est enthousiasmant car dynamique et fluide. Le sujet, en revanche et à mon avis, n'a rien de passionnant : il s'agit des errances d'antihéros, des doutes de gens sans énergie, sans force de caractère et manipulables.
Les seules fois où j'ai apprécié dans une œuvre les héros faibles et manipulés, c'était chez Boileau-Narcejac. Le suspense qui en résultait était phénoménal. Maléfices le démontrait magistralement.
Ici, vous avez des gens qui refusent de vieillir, d'autres qui refusent de s'engager, et l'ensemble des bipèdes court dans tous les sens comme des poussières dansent au rythme d'un mouvement brownien.
Je ne vois pas en quoi le récit d'une bande de faibles peut donner une épopée ou, à défaut, une histoire prenante.
Même le vol de l'œuvre d'art est pitoyable, pâle reflet du crime de Match Point.
Question polémique : Match Point était-il une errance heureuse dans l'oeuvre de Woody Allen ?
Revoir : non.
vendredi 3 juin 2011
Les moissons du ciel (Richard Gere, Brooke Adams, de Terrence Malick, 1979)
Malick filme ce que d'autre auraient photographié : des étendues de champs cultivés, la surface de l'eau, des maisons en bord de rue. Chez Malick, malgré des cadrages statiques, les images bougent. Les cultures se tordent sous le vent, l'onde frémit à vous flanquer le frisson, et des personnages s'animent entre la caméra et le décor. C'est inhabituel, c'est original, et c'est plaisant. Les couleurs sont chatoyantes, avec certains plans illuminés comme après une averse. Et la fin, qui n'en est pas réellement une, est juste un prétexte pour s'arrêter de raconter un drame.
Revoir : non.
mardi 12 avril 2011
Lovely bones (Mark Wahlberg, Rachel Weisz, de Peter Jackson, 2010)
La scène des bouteilles brisées lorgne vers Salvador Dali ; je pense aussi à Big Fish. Les images sont généralement splendides, et les scènes oniriques profitent bien des techniques modernes. C'est très beau visuellement, il y a même une planète à la Carl Barks. Heureusement que c'est beau, car c'est simultanément déprimant ! Et Mark Wahlberg, qui joue le père, a éternellement son regard peu vif. OK, il y a Susan Sarandon en grand-mère dynamique, et c'est une chance ! Sinon, le spectateur moyen se flinguerait avant la fin.
Lovely bones, une solution élégante au problème des retraites ? Sûrement !
Revoir : non. Mais je le conseillerais bien à mon pire ennemi : c'est hypnotisant et déprimant.
lundi 1 novembre 2010
The social network (Jesse Eisenberg, Andrew Garfield, de David Fincher, 2010)
Un film techniquement bien fichu : les deux heures sont prenantes du début à la fin. Le réalisateur a une histoire à raconter, et il se démène ! Bon, le sujet est porteur à lui tout seul : c'est l'aventure d'une poignée de gens brillants avec des idées extraordinaires. Le héros a des idées géniales, des connaissances techniques pour les mettre en pratique, et il les concrétise.
En revanche, si vous attendez une histoire d’amour à l'américaine, si vous espérez des fusillades spectaculaires, si vous comptez découvrir les paysages les plus incroyables de votre vie, passez votre chemin. Les femmes sont soit des juristes glaciales, soit des potiches ; la seule cascade est une chute dans la piscine. Et tout se passe dans quelques bureaux ou chambres d'étudiants.
Le montage est nerveux, rapide, parfois elliptique, toujours orienté vers l'efficacité. Un peu comme le héros.
Revoir : oui.
En revanche, si vous attendez une histoire d’amour à l'américaine, si vous espérez des fusillades spectaculaires, si vous comptez découvrir les paysages les plus incroyables de votre vie, passez votre chemin. Les femmes sont soit des juristes glaciales, soit des potiches ; la seule cascade est une chute dans la piscine. Et tout se passe dans quelques bureaux ou chambres d'étudiants.
Le montage est nerveux, rapide, parfois elliptique, toujours orienté vers l'efficacité. Un peu comme le héros.
Revoir : oui.
dimanche 1 mars 2009
Trois enterrements (Tommy Lee Jones, 2005)
Très belles images, film de cinglés. La lumière rasante sur les prairies vertes est à baver, les ombres des crêtes sur les parois verticales du défilé sont belles à crever. Mais ça manque cruellement d'histoire palpitante. Quant aux personnages, aucun n'est attachant. Ils pourraient tous dire « nobody cared if I died or went to El Paso » (Raymond Chandler). A voir pour la photographie (si vous avez le moral).
Revoir : non.
Inscription à :
Articles (Atom)
