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mardi 27 janvier 2015

Le train sifflera trois fois (Gary Cooper, Grace Kelly, de Fred Zinneman, 1952)




La photographie en noir et blanc est, dès l'ouverture, exemplaire. Les scènes du western sont là, depuis les old timers en bord de la rue principale jusqu'au tenancier véreux du saloon. La petite ville, très propre, très bien éclairée, sert de décors à une intrigue classique : préparer l'accueil de l'ancien condamné qui revient se venger. Ici, le shérif est très seul, et tous les habitants lui tournent un à un le dos : par lâcheté, par intérêt personnel ou par ressentiment. Les visages en gros plan expriment moult sentiments, et la photographie très dure extériorise bien les âmes tourmentées des protagonistes.
Revoir : oui.

jeudi 2 janvier 2014

Trois amigos ! (Steve Martin, Chevy Chase, de John Landis, 1986)




C’est une comédie bien filmée, mignonne et colorée. Les clins d’œil aux scènes classiques du western sont légion, depuis les chants autour du feu de camp jusqu’au duel. Mais il n’y a rien qui surprend : ni dans le scénario ni dans la réalisation (comprendre : on voit tout venir).
Revoir : bof !

jeudi 21 février 2013

Retour vers le futur 3 (Michael J. Fox, de Robert Zemeckis, 1990)





Cette fois-ci, la quasi-totalité du film se déroule dans une seule époque et sur un seul lieu : l'ouest sauvage de 1885. Ce dernier épisode de la série réintroduit l'élément féminin qui manquait dans le précédent, tout en poursuivant avec complicité les références à la série. Le film mélange toujours avec autant de facilité l'action pure, le suspense (par exemple avec la locomotive) et la comédie. Cette fois, au mépris de toute dissolution de l'univers, les personnages rencontrent leurs aïeux ou se rencontrent, voire s'aident (Doc aide Doc en lui passant la bonne clef). C'est beau, c'est jubilatoire, c'est brillant.
C'était Spielberg, Lucas et Zemeckis, c'était aussi des producteurs comme Kathleen Kennedy et Frank Marshall.
Revoir : oui.

samedi 28 janvier 2012

Duel dans la poussière (Rock Hudson, Susan Clark, Dean Martin, de George Seaton, 1972)





Showdown (confrontation ou épreuve de force) est étrangement traduit par duel dans la poussière. Je vais vous gâcher le suspense : il n'y a pas de poussière lors du duel final, il vient de pleuvoir ! À part ce détail, c'est un film qui sent à pleins naseaux le déclin d'un genre. L'héroïne, ses atours, les personnages, les lieux : tout pue les années 70. Oui, l'ouverture est belle, et la nature sauvage, à moitié enneigée, tranche bien et les tons de jaune paille complètent artistiquement le bleu du ciel. Bon, je vais pousser le bouchon : je lis « Todd-AO », je suis tout content. Je pense « waouh ! C'est filmé en 70 mm ! » Mais – déclin, écrivais-je – c'est du Todd-AO 35 mm. Une escroquerie, quoi : c'est comme prétendre cuisiner un cassoulet dans une cocotte-minute.
Revoir : uniquement par erreur. Plus sérieusement : non.

samedi 26 novembre 2011

Le grand Sam (John Wayne, Capucine, de Henry Hathaway, 1960)




Cela commence comme un film burlesque et cela enchaîne sur un film d'aventures (imaginez le style Nouvelle Orléans, avec les baraques associées). Un intermède avec des bucherons m'ennuie profondément. Enfin arrive le western, filmé dans des décors beaux à baver, et pimenté de scènes que l'on trouve d'habitude chez Hawks. Les dialogues de la fille semblent sortis tout droit de Rio Bravo, voire de Hatari ou de La chose d'un autre monde. Comprenez : ce sont des dialogues que les héroïnes de Hawks prononcent face à des types comme John Wayne.
L'ensemble demeure bien, mais trop dispersé à mon goût.
Revoir : pourquoi pas ?

samedi 16 juillet 2011

Appaloosa (Viggo Mortensen, Renée Zellweger, de Ed Harris, 2008)




L'histoire commence comme L'Homme aux Colts d'or de Dmytryk. Deux types sont engagés par une ville pour ramener l'ordre. Ce qui saute aux yeux, c'est que les costumes font « western moderne ». Ils sont peut-être réalistes d'un point de vue historique, mais ils sont un tantinet sombres et tristes. D'autres détails – positifs – attirent mon regard, comme le bronzage du front non uniforme (à cause du chapeau). Réminiscence du film de Wilder ? Eric Von Stroheim avait, lui aussi, un tel bronzage dans Les cinq secrets du désert (Five Graves to Cairo). Le ciel est bleu, ce qui est assez rare pour être signalé (après 1970, les rares westerns ont souvent un ciel délavé ou gris). Et la ville est propre. Jusque-là, tout va bien.
Que dire d'autre ? Ah ! Les influences : du bon, rien que du bon ! Cela va de Rio Bravo (en cas de coup dur à la prison, tirer en l'air pour avertir) à Anthony Mann (pour les paysages et les situations de L'Appât – The Naked Spur). Il y aurait aussi Delmer Daves pour le train (je n'ai pas de souvenirs impérissables de trains dans les westerns de Hawks). Je clos l'énumération par ces westerns du Sud avec un Robert Mitchum nonchalant, dans des villes aux murs blancs brûlés par le soleil.
Bilan : Ed Harris, que j'adore en producteur dans Truman Show, est-il trop vieux pour être un héros attachant ? Ou, plus simplement, l'histoire n'a-t-elle ni l'humour, ni l'intensité des westerns classiques ? Je ne trancherai pas.
Si je n'ai pas accroché, c'est peut-être parce que les personnages ne sont pas attirants – y compris les héros. Et Ed Harris ou Viggo Mortensen auraient pu dire, comme Marlowe dans The High Window : « nobody cared if I died or went to El Paso » (Raymond Chandler).
Revoir : non.

lundi 27 juin 2011

Trois heures pour tuer (Dana Andrews, Donna Reed, d'Alfred Werker, 1954)



J'aime le Technicolor flamboyant, les décors propres et la ville déjà bien civilisée. J'aime le héros, un peu antihéros dans le style de Patrick McGowan dans le Prisonnier. J'aime la brune au fusil et la blonde aux grands yeux las. Et j'ai adoré le reflet dans la porte du barbier.
Revoir : oui.

mardi 31 mai 2011

La piste de Santa-Fe (Ronald Reagan, de Michael Curtiz)



La copie pourrie du film m'a proprement gâché le plaisir. Bon, ce western date et, par certains aspects, il semble sortir de l'époque du muet : c'est, du moins, ce que me suggèrent les plans avec des explications écrites à l'écran. Mais le personnage de John Brown, joué par Raymond Massey, est époustouflant.
Conclusion : fuyez la version DVD de Ciné-Club Hollywood !
Revoir : oui, mais de bonne qualité cette fois.

samedi 21 mai 2011

La loi de la prairie (James Cagney, Irène Papas, de Robert Wise, 1956)



Western aux couleurs naturelles très vives : les prairies sont vertes, les feuillus semblent peints et les aiguilles de conifères brillent sous le soleil. D'autres plans profitent d'un ciel orageux, gris violet et troué d'une blancheur éclatante. Des cimes à moitié enneigées reviennent en toile de fond, la neige trop brillante tranchant sur le roc noir.
Western aux habitations fauchées et aux intérieurs pauvres. Les décors s'approchent parfois du futur réalisme italien de Leone. Le film lorgnerait même vers l'ambiance plus contemporaine de Track of the cat, de Wellman (1954).
Western atypique qui commence dans l'esprit du Cowboy de Delmer Daves : un jeunot apprend le métier aux côtés d'un vieux surpuissant qui règne en seul maître à bord. Mais la cruauté des personnages et la complexité de leurs relations font lorgner le tout vers un de ces films où Charles Bronson se venge avec une impitoyable et palpable délectation. Ici, les hommes semblent tous barbares, depuis les voleurs jusqu'à ceux qui rendent la justice. Et la langueur de la narration enrobe le propos d'une ambiguïté inhabituelle : par leur passivité, certains bons s'approchent dangereusement des mauvais détestables.
Comme chantait Ferrat : « pourtant, que la montagne est belle »...
Revoir : oui, mais un jour où je suis en pleine forme.

vendredi 25 mars 2011

Les géants de l'ouest (John Wayne, Rock Hudson, d'Andrew McLaglen, 1969)



Étrange film oscillant entre aventure, guerre et western. Étrange histoire suivie d'une étrange fin. C'est plutôt joli, mais ça laisse un goût d'inachevé.
Oui : étrange !
Revoir : au cinéma si l'on me paye la place.

samedi 12 mars 2011

3H10 pour Yuma (Russell Crowe, Christian Bale, de James Mangold, 2009)




Dans la version de Delmer Daves, le fermier n'était pas très attachant. Ici, il l'est encore moins. Étrange idée que de tourner le remake d'un film où l'assassin est plus charismatique que le héros ! Étrange et peu convaincante ! Dans cette nouvelle version, le fermier pourrait bien crever dès la première bobine (comme Lee Van Cleef quand il était jeune), ça ne me dérangerait pas. À part cela, l'histoire est fidèle (euh... le fermier a une jambe en bois : innovation, quand tu nous tiens...). Mais la caméra instable est, en revanche, une liberté insoutenable.
Revoir : non.

lundi 14 février 2011

Wanted:Undead or alive (James Denton, Navi Rawat, de Glasgow Phillips, 2007)



Ne casse pas deux jambes à un zombie. L'humour décalé est le principal intérêt de cette comédie à base de morts-vivants. L'histoire se passe dans un Ouest perdu où la civilisation n'a pas encore mis les pieds. La grande rue est poussiéreuse, les bâtiments en bois ne transpirent pas la richesse. Même l'intérieur du saloon fait pitié. Seule l'Indienne ne fait pas aussi décrépie que le reste de la galerie (comprendre : elle est vachement bien roulée, et elle sourit, ce qui est sympathique. J'en ai par-dessus la tête des nanas qui alignent une tronche d'enfer, que ce soit dans les films tristes, sérieux, ou rigolos).
Plaisant à voir une fois, car le cynisme est rafraichissant. La fin m'a déçu : j'imaginais plus rigolo de la part d'un réalisateur qui commençait fort lors des quelques plans de texte du début.
Revoir : non.

dimanche 30 janvier 2011

Six chevaux dans la plaine (Audie Murphy, Dan Duryea, de Harry Keller, 1962)



Bon série western de série B : les couleurs, la musique, les plans, et même les « gueules » sont parfaites. Quant à l'histoire, elle clame haut et fort la paternité de Burt Kennedy. On y trouve des éléments de La chevauchée de la vengeance (de Budd Boetticher, mais écrit par Kennedy), d'autres des Voleurs de train (réalisé cette fois par Kennedy). Même l'héroïne est physiquement et humainement proche des héroïnes du binôme Boetticher Kennedy. Bon, Dan Duryea vole aisément la vedette au héros, mais cela ne gâche rien.
Revoir : oui.

dimanche 28 novembre 2010

Dix hommes à abattre (Randolph Scott, Richard Boone, Jocelyn Brando, de Bruce Humberstone, 1955)



Surprenant western coloré. Pourquoi surprenant ? Car, pour un film de 1955 (ou 54), il a parfois l'énergie et le dynamisme d'un western des années 30. Les poursuites durent plusieurs plans sans s'essouffler, la caméra suit les cavaliers qui s'engouffrent, surgissent, bondissent ou filent sous votre nez. L'histoire est assez réduite, les personnages secondaires sont presque plus intéressants que le héros (jolie galerie de tueurs). On aperçoit même Lee Van Cleef. À part cela, la photographie est de toute beauté : vous pourriez mettre le film en pause et prétendre que vous avez acquis cette peinture (une bonne, hein ? Pas une croûte !).
À voir rien que pour les images, et pour le pseudo duel avec le neveu (original).
Revoir : oui.

mercredi 24 mars 2010

Les implacables (Clark Gable, Jane Russell, Robert Ryan, de Raoul Walsh, 1955)



Petit western d'un grand réalisateur. Walsh n'a plus rien à prouver, et il semble se faire plaisir en CinemaScope couleur. Le film est plus une succession de péripéties archiclassiques qu'une histoire solide. Il y a le rassemblement du troupeau, la traversée de la rivière, l'attaque des Indiens, etc. On y retrouve même la descente des chariots grâce à des cordes, comme dans La piste des géants du même Walsh.
En DVD, c'est juste sympathique. Mais je pense qu'au cinéma, ce doit être beau, un peu comme La dernière chasse, qui est magnifique sur grand écran et fade sur un téléviseur.
Revoir : au cinéma uniquement.

mardi 5 janvier 2010

La lance brisée (Spencer Tracy, Katy Jurado, de Edward Dmytryk, 1954)




Un CinemaScope très bien exploité, des paysages sauvages splendides en Technicolor, et des intérieurs somptueux. L'intrigue est originale, ce qui est plutôt rare pour un western classique. Et les personnages sont phénoménaux. Les traîtres y sont fourbes, retors et intelligents (j'adore les mauvais très très brillants), et les justes sont droits et durs. Bref : c'est un western extraordinaire, réalisé de main de maître par un Dmytryk en très grande forme. L'ambiance, par instants, frise celle des meilleurs films noirs.
Revoir : oui, sans limite.

mardi 7 avril 2009

L'aventurier du Texas (Budd Boetticher, avec Randolph Scott, 1958)



Surprenant : sorti la même année que Rio Bravo, il lui ressemble par de nombreux aspects. Le lieu - la ville frontière - est similaire, et l'échange ressemble à celui de Hawks. Le film ne joue pas dans la même cour, mais il reste un sympathique petit film. Bilan : ni un grand Boetticher, ni un navet ; une impression de « peut mieux faire ».
Revoir : oui.

mardi 17 mars 2009

Sept hommes à abattre (avec Randolph Scott, Lee Marvin, de Budd Boetticher, 1956)



Images splendides, Randolph Scott hiératique, la nature est aussi hostile que les humains sont ignobles. Et puis, Randolph Scott a toujours bien su jouer le type dont la femme vient de mourir de manière abominable. Rappelez-vous Ride Lonesome, La chevauchée de la vengeance. Sept Hommes est un western épuré, comme les ombres dures qui contrastent violemment sur le sol désertique. J'aime les répliques percutantes, dérisoires, et ces bribes d'informations qui croquent le portait du héros. Le plus étrange, c'est que ça se finit bien. Enfin, mieux que Ride Lonesome.
Revoir : oui oui oui !
 
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