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vendredi 3 janvier 2014

Le violent (Humphrey Bogart, Gloria Graham, de Nicholas Ray, 1950)




Bon film où le héros est plus proche du personnage du Prisonnier que d’un bonhomme charismatique. Bogart est très crédible dans ce rôle où il se moque éperdument de ce qui se passe autour de lui. La photographie en noir et blanc est sublime, et les éclairages de toute beauté. Au ton grinçant du personnage principal répondent quelles bouilles sympathiques, et ce ton comique volontaire est un contrepoids bienvenu équilibrant l’ensemble. L’histoire n’est pas aussi abracadabrante qu’un Grand Sommeil et vous l’oublierez sans doute. En revanche, vous vous souviendrez sans hésitation des images, des décors, des arches blanches et des femmes en noir.
Revoir : oui, c’est fait !

samedi 26 janvier 2013

Safe in Hell (Dorothy Mackaill, Donald Cook, de William Wellman, 1931)




Film d'avant la mise en application du code Hayes. Film assez détonnant, où l'héroïne n'est pas une jeune et innocente plante décorative, et où les hommes sont principalement des ordures. C'est très bien filmé, le montage est rapide et efficace, la caméra se paye même le luxe d'être mobile (sans flanquer le mal de mer). Bref : bien que très vieux, vachement bon !
Revoir : non, car assez déprimant.

mercredi 16 janvier 2013

The last flight (Helen Chandler, Richard Barthelmess, de William Dieterle, 1931)




Cela commence très bien, un peu (toutes proportions gardées) comme Prisonniers du passé. Des pilotes d'avions de la Première Guerre mondiale sont démobilisés. Ils s'ennuient à mourir, boivent, font la fête, boivent, font la fête, s'ennuient à mourir. Ce qui devait arriver arrive : ils finissent par mourir. J'ai tenu jusqu'à la fin uniquement car je ne pouvais pas croire que ce soit aussi creux, aussi vain, aussi ennuyeux. J'espérais le rebond qui ne vint jamais.
Revoir : surtout pas !

mercredi 29 juin 2011

Les orphelins de Huang-Shi (Jonathan Rhys-Meyer, Michelle Yeoh, de Roger Spottiswoode, 2008)




Le héros est naïf. Comme le Prisonnier, il est déplaisant, mais sans le charisme cynique du numéro 6. En plus, il est incompétent. La fille, elle, est différente : c'est une éternelle insatisfaite. Elle sait ce qu'elle veut et elle l'évite de toutes ses forces. Elle passe sa vie à fuir avec une volonté implacable. En revanche, tous deux ont un point commun : ils tirent des tronches d'enfer ; en cela, ils sont modernes, voire vingt et unième siècle...
Quelques belles images sont ruinées par un montage mal fichu. Certaines transitions sonores commencent tellement tôt que cela rend le tout totalement incompréhensible. C'est sûrement de l'art.
Quant au scénario, il est si scolaire qu'il devient horripilant.
Heureusement qu'ils mentionnent Nankim (prononcez : n'angine, comme si vous aviez mal à la gorge). Cela me fait penser à Sky Captain (que j'adore).
Bilan : un potentiel fou gâché par un scénario scolaire totalement prévisible et par une technique non maitrisée.
Revoir : non.

dimanche 9 janvier 2011

Prisonniers du passé (Ronald Colman, Greer Garson, de Mervyn Leroy, 1942)



L'amorce est intéressante : un asile, un blessé de guerre amnésique, et personne pour dire qui il peut bien être. Les décors présentent une Angleterre de rêves ou de tableaux. Imaginez King Quest VI en noir et blanc, et vous avez une idée du cadre. L'histoire est diablement prenante, comme l'étaient les intrigues d'Horizons perdus et de Goodbye Mister Chips (du même auteur James Hilton).
Le réalisateur étant brillant, mon côté gaulois ressent, durant une moitié du film, que le ciel va tomber sur la tête du héros. Ce qui conduit à un suspense diablement original, puisque sans traître ni tueur. Et la photographie rend justice à l'ambiance. Cela alterne entre des intérieurs aux éclairages focalisés et des extérieurs où le brouillard accroît la perspective aérienne.
Ce film est une magnifique ode à la fatalité, lumineuse et contrastée, longue et désespérée. Si vous n'êtes pas complètement mort, il vous remuera ou vous bouleversera. La double composition de Ronald Colman, ainsi que celle de Greer Garson y est pour beaucoup.
Admirable.
Revoir : oui.

samedi 20 novembre 2010

Remorques (Jean Gabin, Michèle Morgan, de Jean Grémillon, 1941)




Mélodrame. Mais l'eau, drame, ne sauve pas le film du naufrage. Ni les dialogues de Prévert. Et les situations, prévisibles 30 minutes à l'avance, sont aussi palpitantes que les effets spéciaux mélangeant seaux d'eau, arrosoirs et douches (enfin, je pense : la tempête n'est pas à l'échelle, les gouttes sont trop grosses). Quelques beaux plans sur la plage, vers la petite maison. Mais pas de quoi faire un film.
Revoir : non.

mardi 2 novembre 2010

Two smart people (Lucille Ball, John Hodiak, de Jules Dassin, 1946)



Ça débute avec l'ironie d'un Simon Templar (le scénario est de Leslie Charteris) puis ça hésite entre mélo et policier. Ça ne tranchera jamais, ce qui est dommage.
Mais c'est vachement bien filmé, et ce, jusqu'au dernier plan.
Revoir : non.

jeudi 22 juillet 2010

Arc of triumph (Charles Boyer, Ingrid Bergman, de Lewis Milestone, 1948)




Très beau film oscillant entre le mélodrame et le film noir. Les acteurs portent à bout de bras l'histoire, histoire que le réalisateur pimente de scènes intrigantes (j'adore les retrouvailles fortuites avec l'Espagnol qui a fui Franco). L'acteur principal, qui a des attitudes de Jouvet, joue un médecin « sans-papiers » avec panache et conviction. Quant à Ingrid Bergman, elle incarne à merveille cette femme qui ne veut surtout pas choisir. Elle oscille donc entre le riche assez fade et le marginal dont elle est dingue. Elle est évidemment éternellement malheureuse.
Revoir : oui.
 
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