vendredi 2 novembre 2012

Iron man 2 (Robert Downey Jr, Gwyneth Paltrow, de Jon Favreau, 2010)




Film similaire au premier opus : ni pire ni meilleur. On apprend que Gwyneth n'aime Paltrow les fraises, qu'Iron man a failli être traumatisé quand il était petit, et que le méchant est russe. Scarlett Johansson singe Resident Evil et s'habille super sexy, sûrement pour réveiller Tony qui sommeille durant le film.
Revoir : ben, je n'ai pas eu le choix !

mardi 30 octobre 2012

Un homme est mort (Jean-Louis Trintignant, Ann-Margret, de Jacques Deray, 1972)




Petit film noir avec, pourtant, de bonnes idées. Le tueur n'est pas un professionnel : c'est un homme comme vous et moi. Il a une dette tellement élevée qu'il s'improvise exécuteur dans une ville inconnue – Los Angeles – dans un pays étranger. Il est donc rapidement paumé, puis dépassé par les évènements. Il devient la cible d'un autre tueur joué par le très convaincant Roy Scheider. Malgré quelques soutiens locaux, il s'enfonce sans surprise. Et l'arrivée enthousiaste de la gueule du cinéma français (Michel Constantin) ne suffit pas à sauver le film.
Revoir : non.

jeudi 16 août 2012

La vie aquatique (Bill Murray, Cate Blanchett, de Wes Anderson, 2005)





Angelica Houston joue très bien la vieille gosse riche et méprisante, et Jeff Goldblum joue Jeff Goldblum. Le scénario part dans tous les sens, délirant doucement comme dans un ou deux épisodes du Prisonnier (celui avec Napoléon, par exemple). Mais la réalisation ne rend pas les aspirations du réalisateur. Et, comme le dit un des acteurs, cela fait parfois un peu "faux" (comprenez : chiqué ou truqué). Sinon, c'est du Wes Anderson, avec ces travellings perpendiculaires aux décors qui sont la marque du réalisateur.
Et puis, quand je vois ce film, qui comporte son lot de grincheux, de frustrés, de mécontents, de râleurs, je me dis que l'humain a du bon : avec Moonrise Kingdom, Wes s'est amélioré. Il a jouté deux personnages dynamiques enthousiasmants au beau milieu de cette cohorte de zombies bougons.
Revoir : non.

lundi 13 août 2012

Time Out (Amanda Seyfried, Justin Timberlake, d'Andrew Niccol, 2011)




Le réalisateur aime les concepts innovants ou rarement vus. Comme, en plus, il sait raconter une histoire, le décor est planté en quelques minutes. Et ça donne un bon film, où le concept est bien utilisé et la caméra est bien placée. Bon, j'ai souvenir d'une bande dessinée avec Mandrake le Magicien où la monnaie était le temps, comme dans ce film. Mais comme je ne me souviens plus des détails (si jamais j'ai lu plus que le début, la faute à « histoire à suivre »), et j'ai donc bien accroché.
Vous me direz qu'il y a du classique (l'opposition entre le monde des pauvres très nombreux et celui des rares riches), que vous avez vu cela autant dans des films de zombies comme Land of the dead, ou de SF comme Soleil Vert. C'est bien de revisiter des situations classiques, surtout quand on n'est pas manchot – et Andrew Niccol est doué. Vous ajouterez que la parabole est évidente : le temps, c'est de l'argent. Oui, c'est vrai, et alors ? La fable en est plus piquante, car elle s'autorise des plans-chocs comme celui avec les trois femmes – la mère, l'épouse, la fille. Aucune chirurgie esthétique n'aurait pu expliquer ces trois visages de vingt-cinq ans.
Mon seul regret reste le choix de l'acteur principal, qui ne véhicule guère d'émotion. Il traverse le film plus qu'il n'y joue, s'approchant du style minimaliste de Jason Statham.
Revoir : oui.

samedi 4 août 2012

Star Wars : un nouvel espoir (Mark Hamill, Carrie Fisher, de George Lucas, 1977)




Vous êtes plongés dans l'histoire dès les cinq premières secondes, alors que défile au son d'une somptueuse musique un résumé des évènements passés. Vous rencontrez tout d'abord deux androïdes. Puis vous apercevez la princesse dont parle le texte initial, ainsi qu'un étrange personnage tout de noir vêtu. Sa respiration caractéristique vous marquera sûrement.
Le reste, découvrez-le ou redécouvrez-le !
Que dire de plus, si ce n'est que l'histoire se tient très bien, même sur ce seul épisode, et même sans la lumière des précédents ou des suivants ? Mais encore ? Voyons... Alec Guinness portait un costume similaire dans un autre film – peut-être de Mann, un péplum si mes souvenirs sont exacts.
Avec un peu de recul, je dirais que ce film est entré dans la légende et a créé une empreinte tellement forte que rares sont les réalisateurs qui surent en sortir.
Lucas a apporté beaucoup au cinéma de science-fiction par ce film, pour le meilleur (les visuels, l'histoire, la musique) comme pour le pire (l'uniformisation presque totale de la SF après ce film).
Revoir : oui.

samedi 14 juillet 2012

Moonrise Kingdom (Bruce Willis, Bill Murray, de Wes Anderson)




Si je vous dis que le nom « Jacques Dutronc » apparaît dans le générique, vous me répondez « tiens ? Il joue là-dedans ? ». Si maintenant je précise que c'est pour la musique, vous corrigez « ah ! ça peut être rigolo ». Si j'ajoute enfin que c'est Françoise Hardy qui chante, là, vous commencez à froncer les sourcils. Et si je termine par « en plus, il y a une brouette de chansons de Hank Williams », vous avez une idée précise du ton musical.
Le film est à l'image des chansons : vachement nostalgique ! Le jeune héros est désabusé au possible (regardez-le répondre à l'héroïne qu'elle ne sait pas de quoi elle parle quand elle prétend savoir ce que ressent un orphelin). En plus, il est intelligent. L'héroïne, elle, est dégourdie, et tous deux sont décidés. C'est en cela que le film marche bien : il suit des battants, sortes d'ovnis anachroniques dans leur environnement lent et mourant.
Le monde actuel glorifie les décideurs ; ici, les deux jeunes sont en plus acteurs de leurs décisions ! Et quelles décisions ! Et ils les défendent avec les armes quand il le faut...
Film nostalgique sur deux jeunes de moins de quinze ans qui agissent dans un monde qui subit et qui s'ennuie.
Revoir : non, merci. Mais le concept est à creuser.

vendredi 13 juillet 2012

L'échange (Angelina Jolie, John Malkovich, de Clint Eastwood, 2009)




Réalisation parfaite, photographie léchée, mise en scène captivante, montage totalement maîtrisé. Clint Eastwood est devenu, avec le temps, un réalisateur qui frise ou atteint la perfection. Mon seul regret, c'est qu'il ne traite que des sujets sérieux, voire dramatiques.
Parenthèse : vous découvrirez ici une Angelina Jolie totalement différente de Lara Croft (la différence est à tomber raide). Après l'avoir vue, certes souriante néanmoins borgne dans Sky Captain, je réalise combien elle peut être une excellente actrice.
Revoir : non, c'est trop déprimant.
 
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