dimanche 14 mars 2010

Le fauve est lâché (avec Lino Ventura, de Philippe Labro, 1959)



Des phrases bien comme « si on faisait fortune en travaillant, ça se saurait ». Claude Sautet au scénario (il est aussi assistant-réalisateur), Frédéric Dard aux dialogues et à l'adaptation ; bref : que du beau monde.
Des éclairages dignes de Curtiz ou de Lang, une réalisation sans faille, une brochette d'acteurs au sommet. À consommer sans modération.
Revoir : oui.
P.-S. Lino Ventura, dans ce rôle de rebelle avec une cause, me fait parfois penser à John Rambo.

mercredi 3 mars 2010

Blackout (Jim Caviezel, Greg Kinnear, de Simon Brand, 2006)



Comme tous les films qui se passent en huis clos (et celui-là, sans être cloclo, n'en est pas loin) Blackout est longuet. Je me souviens d'un film de John Berry (peut-être Menaces dans la nuit) du même tonneau, i.e. avec le même défaut.
Bon, il y a une petite trame à l'extérieur, preuve que le scénariste a senti le danger. Mais il l'a sous-estimé.
Revoir : non.

dimanche 21 février 2010

Charlie Bartlett (Anton Yelchin, Hope Davis, de Jon Poll, 2007)



Musique entraînante, humour sporadique. Bonne petite comédie sur le microcosme des étudiants décalés (ici : brillant, inventif et subversif – mais attention ! Subversif sans être méchant, et un peu paresseux).
Revoir : possible.

lundi 25 janvier 2010

Où sont passés les Morgan ? (Hugh Grant, Sarah Jessica Parker, de Mark Lawrence, 2010)



Mignon et amusant. J'ai adoré (le mot est faible) le couple formé par le shérif et sa femme. L'un arbore le sourire des rusés qui ont tout vu, l'autre possède assez de conviction pour balayer d'un geste les pires difficultés. Bref, deux personnages très attachants qui volent la vedette aux têtes d'affiche.
Revoir : c'est envisageable.

dimanche 10 janvier 2010

Le lauréat (Ann Bancroft, Dustin Hoffman, de Mike Nichols, 1967)



Ça commence avec The Sound of Silence de Simon & Garfunkel. Ça continue avec un Dustin Hoffman aussi dynamique qu'un panda léthargique. À ce jour, je n'arrive pas à savoir si cet acteur s'est toujours ennuyé dans ses films, ou si c'était plus général (peut-être a-t-il traversé une existence mortellement ennuyeuse ?). En tout cas, dans ce film comme dans presque tous les autres, il est aussi charismatique qu'un disjoncteur différentiel. (Exception : celui avec John Travolta, où il campe un journaliste aussi brillant qu'ignoble, dans un remake du Gouffre aux Chimères).
April come she will. Dustin court sous la pluie, ce qui lui donnera peut-être envie de jouer dans Rain Man. Scarborough Fair. Rien de fracassant ne se passe. Mrs Robinson en fond musical, de belles vues comme dans un road movie.
Et ça se finit sur Sound of Silence.
Toute cette histoire, bien filmée, est très creuse et très vaine. Les personnages riches, puissants et influents s'inventent des objectifs futiles. Puis ils s'acharnent à les atteindre.
Somme toute, c'est très moderne comme propos : ce comportement n'a guère changé depuis 1967.
Revoir : non. Réécouter : pourquoi pas ?

mardi 5 janvier 2010

La lance brisée (Spencer Tracy, Katy Jurado, de Edward Dmytryk, 1954)




Un CinemaScope très bien exploité, des paysages sauvages splendides en Technicolor, et des intérieurs somptueux. L'intrigue est originale, ce qui est plutôt rare pour un western classique. Et les personnages sont phénoménaux. Les traîtres y sont fourbes, retors et intelligents (j'adore les mauvais très très brillants), et les justes sont droits et durs. Bref : c'est un western extraordinaire, réalisé de main de maître par un Dmytryk en très grande forme. L'ambiance, par instants, frise celle des meilleurs films noirs.
Revoir : oui, sans limite.

dimanche 13 décembre 2009

Freddy sort de la nuit – Freddy 7 (avec Robert Englund, Heather Langenkamp, de Wes Craven, 1994)



Rythmé, innovant, surprenant. Visuellement proche des grands films de suspense tels que je les aime (extérieurs lumineux, intérieurs riches). Des visages en gros plans. Et surtout, une maîtrise du suspense à la hauteur de mes espérances.
Freddy est peut-être de retour dans ce film, mais c'est surtout Wes Craven, le maître, qui revient en beauté.
Des exemples ? Les fissures dans le mur lors du tremblement de terre (on est en Californie) rappellent incroyablement les griffures de Freddy. Un autre ? L'innocente peluche verte, un adorable T-Rex, incarne l'ultime rempart contre Freddy. Et ça marche ! Si j'avais pu, j'aurais donné un coup de main pour aider les acteurs à récupérer cette peluche ! C'est vous dire !
Il y a aussi, pour la première fois dans la série, ce mélange entre la fiction (celle de Freddy) et la réalité (le film). Enfin, les transitions entre cauchemars et réalité atteignent une fluidité inégalée. C'est le cas, en particulier, lors de la scène du cimetière, en plein soleil, sous un ciel bleu extraordinaire (la marque des bons films, d'horreur comme d'aventure).
Une seule question : y a-t-il un clin d'oeil musical (un clin d'oreille ?) au générique de La mort aux trousses, d'Alfred Hitchcock ?
Revoir : oui.
 
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